On est passé à côté de 4 x 3 heures de musique supplémentaire de James Horner dans l'univers d'Avatar, perso j'en suis malade !
James Horner, le topic
Re: James Horner, le topic
Ouais , fichue passion pour l'aviation en solitaire. 
Re: James Horner, le topic
Avez tout le respect que je dois à Horner qui illumina maintes fois ma béophilie galopante dans les années 80-90, son Avatar ne m'avait pas tant que ça enchanté. A mon sens il avait alors quelque-peu pasteurisé son style et épaissi sa matière sonore, en accord avec l'évolution des bandes sonores, des films eux-mêmes et donc de la demande (j'imagine). Son Avatar demeure de la belle ouvrage, certes, avec de grands moments de spectacle, mais mon petit cœur penche plus vers ses années "juvéniles", quand il jonglait sans limites entre poésie intimiste et scores pétaradants - l'époque s'y prêtait. D'ailleurs je ne suis pas sûr du tout qu'Horner aurait eu l'envie de s'éterniser dans cet univers, qu'il y aurait puisé une nouvelle inspiration, mais ça on ne le saura jamais.
Re: James Horner, le topic
A priori il était plutôt partant pour étoffer cet univers : dans une interview donnée en 2015, il déclarait rester fidèle à la saga jusqu'à son terme, « if I last that long ».
Je sais que la période vénérée de Horner c'est plutôt ses débuts (la première quinzaine d'années on va dire), mais ma préférence personnelle va des années 90 au début des années 2000. Lorsqu'il commence à devenir le spécialiste des grands scores romantiques puis va petit à petit s'enfermer dans ce style et recycler des motifs, "polissant et repolissant ses diamants" selon une très belle métaphore que j'avais lue ici et dont j'ai oublié l'auteur. Avec toutes les limites artistiques que cela comporte, mais j'ai une vraie tendresse pour cette période.
Et Avatar vient réveiller tout ça, même si elle s'appuie sur beaucoup d'acquis, c'est pour moi l'une de ses dernières grandes partitions. La version complète contient de jolies choses et une meilleure mise en avant des thèmes principaux. L'action est formidable, on ne dit pas assez que James Horner maîtrisait les morceaux d'action. De ce point de vue sa rencontre avec Cameron est une aubaine. D'où ma frustration de ne pas le voir explorer de nouveaux chemins dans cet univers.
Je sais que la période vénérée de Horner c'est plutôt ses débuts (la première quinzaine d'années on va dire), mais ma préférence personnelle va des années 90 au début des années 2000. Lorsqu'il commence à devenir le spécialiste des grands scores romantiques puis va petit à petit s'enfermer dans ce style et recycler des motifs, "polissant et repolissant ses diamants" selon une très belle métaphore que j'avais lue ici et dont j'ai oublié l'auteur. Avec toutes les limites artistiques que cela comporte, mais j'ai une vraie tendresse pour cette période.
Et Avatar vient réveiller tout ça, même si elle s'appuie sur beaucoup d'acquis, c'est pour moi l'une de ses dernières grandes partitions. La version complète contient de jolies choses et une meilleure mise en avant des thèmes principaux. L'action est formidable, on ne dit pas assez que James Horner maîtrisait les morceaux d'action. De ce point de vue sa rencontre avec Cameron est une aubaine. D'où ma frustration de ne pas le voir explorer de nouveaux chemins dans cet univers.
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Re: James Horner, le topic
Et si on pouvait arrêter de mettre les compositeurs dans des "catégories" ou des "genres" où ils doivent obligatoirement se retrouver ?!
Qui aurait eu l'oeil de voir arriver Shore sur l'anthologie Tolkien ?
Qui aurait vu poindre sa rousseur sur le Batman... incarné par un acteur dont on ne voulait pas non plus au départ... Elfman et Keaton ?! Et parlons pas du réalisateur...
Qui aurait vu le maître de la rigueur Schaffneresque... finir dans un film de baseball avec un acteur à grosse moustache...
Qui aurait eu l'oeil de voir arriver Shore sur l'anthologie Tolkien ?
Qui aurait vu poindre sa rousseur sur le Batman... incarné par un acteur dont on ne voulait pas non plus au départ... Elfman et Keaton ?! Et parlons pas du réalisateur...
Qui aurait vu le maître de la rigueur Schaffneresque... finir dans un film de baseball avec un acteur à grosse moustache...