Pendant que certains s'éclatent sur Iron man de je-ne-sais-plus-qui, moi, ce fut plutôt
Man of Iron auquel s'ajoutent
Man of Marble, The Birchwood, Hunting Flies et
The Silver Globe. Tout est composé par
Andrzej Korzynski pour des films d'
Andrzej Wajda à l'exception de
The Silver Globe qui est un film d'
Andrzej Zulawski. Le mélancolique "très cordes" et "très classique" cédant parfois au disco de
Man of Iron côtoie le suranné "très voix", volontairement "tarte" et "pattes d'éléphant" de
Man of Marble. C'est l'époque qui veut ça et l'alchimie fonctionne: c'est un jeu de séduction qui s'opère entre la musique et moi.
The Birchwood, dans une veine plus savante et bucolique, véritable sursaut poétique, en est le premier point culminant. Je retrouve d'ailleurs cette esthétique dans deux morceaux seulement de
Hunting Flies, la suite démarrant sur une Bossa Nova italianisée avec voix de femme solo et se poursuivant sur un rock instrumental typique des années 70. Le tout dernier extrait est de veine plus expérimentale et climatique: curieuse conclusion qui me fait son effet...
Je n'aime pas toujours les fins qui font trop "fin" 
... Le second point culminant,
The Silver Globe, est plus impressionniste et d'un grand raffinement, en total contraste avec le "
Santa Maria" de
Chamanka (toujours Zulawski). Mais la suite est bien courte, tout comme celle de
The Birchwood, moins de dix minutes! Je peux les réécouter plusieurs fois de suite sans me lasser, émotionnellement piégé par leur petit monde poétique. Autre coup de coeur, éternellement renouvelé:
The Chosen d'
Ennio Morricone, puis, dans un style moins sévère et rigoureux, un petit plaisir qui n'est pas un grand coup de coeur;
Territorio Comanche (film de Gerardo Herrero) d'
Ivan Wyszogrod avec aussi la collaboration chantée de
Radio Tarifa, Màrta Sebestyén et
Crvena Jabuka, ainsi que quelques morceaux incongrus et bien troussés dans
La vie est dure et
Bella Ciao de
Lazare Boghossian. J'ai bien aimé aussi
The panic in Needle Park de
Ned Rorem, même si je regrette qu'il n'y ait pas eu en conclusion un extrait aussi électrisant que le tout premier.